Mesurer c’est savoir, savoir c’est pouvoir

Date: 30 avril 2014

Séminaire sur l’évaluation d’impact de l’aide au développement

Salle comble ce 27 mars pour le séminaire sur l’évaluation d’impact de l’aide au développement organisé au Palais d’Egmont par le Service de l’Évaluation spéciale de la Coopération internationale (SES)No label found for: as_externallink.alttag, la Société wallonne de l’Évaluation et de la Prospective (SWEP)No label found for: as_externallink.alttag et la Vlaams Evaluatieplatform (VEP)No label found for: as_externallink.alttag. Plus de 150 personnes ont participé à cet après-midi riche en enseignements. Au programme de cette session, des échanges de pratiques, la présentation de cas d’études et un panel de discussion.

Dans un contexte où nous devons sans cesse faire plus avec moins, il est en effet (de plus en plus) crucial de prendre des décisions basées au maximum sur des preuves de ce qui fonctionne ou pas. Les évaluations ont pour but d’informer les décideurs sur l’impact des projets menés mais aussi d’améliorer le design des interventions futures sur base de résultats mesurables.

Une évaluation d’impact essaie quant à elle spécifiquement de mesurer, après leur clôture, les effets des interventions de coopération et de vérifier dans quelle mesure ces effets sont réellement attribuables aux interventions évaluées. Une évaluation d’impact va donc non seulement permettre de savoir si l’aide apportée fonctionne mais aussi comment faire pour que cela fonctionne mieux.

Ce séminaire fait suite à deux rencontres précédentes (2010, 2011), qui s’étaient focalisées l’une sur les méthodes qualitatives et l’autre sur les méthodes quantitatives d’évaluation de l’impact de la coopération au développement.

Howard White (directeur de International Initiative for Impact Evaluation - 3ieNo label found for: as_externallink.alttag) a fait un exposé très vivant et rempli d’exemples concrets sur la Theory Based Evaluation (TBE). Cette technique tente de reconstruire la « théorie du changement » (=« les étapes théoriques vers le changement souhaité » ou chaîne de résultats) qui sous-tend initialement une intervention de coopération. En effet, avant de démarrer un projet, il est important de savoir pourquoi on l’entreprend et ce qu’on voudrait changer. On imagine donc un scénario qui va permettre de passer d’une situation actuelle insatisfaisante à une situation future satisfaisante. Une évaluation d’impact utilisant la TBE va donc décortiquer  la chaîne causale de résultats, mesurer les effets de l’intervention et faire ou non le lien entre ce(s) changement(s) et l’intervention mise en œuvre.

Le bureau d’Aide à la Décision économique (ADENo label found for: as_externallink.alttag) a ensuite présenté deux cas d’études (Sénégal et RDC) tirés d’une récente évaluation menée pour le SES, pour lesquels ils ont appliqué la méthode TBE.

Pour plus d’infos, contactez Jacqueline Liénard (jacqueline.lienard@diplobel.fed.be – 02 501 44 79).

Documents