Déclaration du Ministre Reynders après l’octroi du statut d’Etat observateur / non-membre à la Palestine

Date: 30 novembre 2012

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders salue la décision prise aujourd'hui par l’Assemblée générale des Nations Unies d’octroyer le statut d’Etat observateur / non-membre à la Palestine. Ce vote constitue une avancée significative vers la création d’un Etat de Palestine que la Belgique et la communauté internationale appellent de leurs vœux. Mais la Belgique estime que la véritable avancée sera réalisée quand les Palestiniens pourront bénéficier sur le terrain d’un futur Etat disposant des institutions, du personnel et des équipements nécessaires à son bon fonctionnement.

La Belgique a voté en faveur du projet de résolution car elle partage pleinement l’objectif visé, à savoir une solution à deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, avec un futur Etat de Palestine qui soit démocratique, viable et durable. La solution des deux Etats est en effet la seule solution possible au conflit israélo-palestinien et tous les efforts doivent être menés dans ce sens.

Le Ministre Reynders regrette que les 27 Etats membres de l’UE n’aient pas pu adopter une position commune lors du vote à New York. La Belgique y a œuvré sans relâche et de manière très constructive. Mais Didier Reynders se félicite qu’un consensus européen existe bel et bien sur l’objectif final à atteindre et que l’UE reste plus que jamais engagée dans le processus.

Pour la Belgique, la résolution adoptée aujourd’hui par l’Assemblée générale ne constitue pas encore une reconnaissance d’Etat au sens complet du terme. La mise en place d'un Etat de plein droit devra être le résultat de négociations entre Israéliens et Palestiniens. Il n’y a pas d’alternative aux négociations, aussi difficiles soient-elles. La priorité doit dès lors aller à la reprise rapide des pourparlers de paix. Dans ce contexte, tant Israël que l’Autorité palestinienne doivent s’abstenir de toute acte unilatéral de nature à miner la crédibilité du processus de paix. Didier Reynders salue à cet égard l’engagement du gouvernement israélien à ne pas remettre en cause les accords existants.

Comme l’a fait la Haute Représentante Catherine Ashton au nom de l’Union européenne, le Ministre Reynders lance un appel à toutes les parties et à tous les acteurs impliqués à travailler à une résolution du conflit avec un certain sens de l’urgence. L’UE doit coopérer activement avec les Etats-Unis à une initiative de paix fixant des paramètres pour le processus de négociations et offrant suffisamment de garanties et d’incitants pour chacune des parties.


Le vote d’aujourd’hui indique clairement que le processus de paix doit s’accélérer. Une reprise rapide et inconditionnelle des négociations s’impose. L'urgence ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui, conclut Didier Reynders.