Didier Reynders au sujet des sanctions russes à l'encontre de l'UE

Date: 08 août 2014

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a pris connaissance de la décision du gouvernement russe d'interdire l'importation de certains produits alimentaires en provenance de l'UE, des Etats-Unis, du Canada, de Norvège et d'Australie. A ce stade, la liste complète et détaillée des produits alimentaires concernés n'est pas encore connue. L'impact économique précis ne peut encore être établi avec certitude. Le SPF Affaires étrangères, le SPF Economie et les instances régionales concernées s'y emploient.

La Belgique soutient et assume les mesures restrictives de l'Union européenne vis-à-vis de la Russie. Celles-ci constituent un signal sérieux à l'encontre des dirigeants à Moscou et auront une incidence sur le développement de l'économie russe. L'UE est toutefois prête à retirer ces sanctions à partir du moment où la Russie se met à contribuer activement et sans ambiguïté à la recherche d'une solution politique et durable dans la crise ukrainienne.

Les mesures restrictives de l'UE ont été adoptées en connaissance de cause et en concertation avec les pouvoirs régionaux et les instances économiques concernées en Belgique. Il est évident que ces mesures et/ou les rétorsions russes auront aussi un coût économique pour l'UE et ses Etats membres. L'objectif des sanctions est de faire comprendre à la Russie qu'elle a davantage à y perdre que nous.

Dans le cas des produits alimentaires, la Belgique est surtout concernée par l'exportation de poires, pommes, tomates et produits laitiers. Les produits alimentaires représentent 7% des exportations de la Belgique vers la Russie pour une valeur d'un peu plus de 200 millions d'euros.

Didier Reynders encourage les autorités agricoles belges et des autres Etats membres de l'UE affectés à se coordonner de manière à trouver des marchés alternatifs pour l'exportation de ces produits agro-alimentaires et à examiner les compensations possibles par l'UE.