20 ans après la Conférence internationale sur la population et le développement

Date: 11 avril 2014

A l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé, le 7 avril dernier, la Direction Générale  de la Coopération au Développement (DGD) a organisé une conférence dont le thème était le vingtième anniversaire de la « Conférence internationale sur la population et le développement » qui a eu lieu au Caire en 1994. Cette conférence de 1994 a abouti à un consensus signé par 176 pays et dont les trois objectif principaux étaient : la réduction de la mortalité infantile et maternelle, l’accessibilité universelle à l’éducation (particulièrement pour les filles), et l’accessibilité universelle aux soins en matière de santé reproductive avant 2015.

Lundi dernier, après une présentation du Directeur général de la DGD Peter Moors, Madame Carreras d’Amnesty International a présenté l’aspect législatif des droits sexuels et reproductifs, tandis que madame Van Overloop de Médecins Sans Frontières a parlé des approches opérationnelles pour assurer  la santé reproductive dans les pays dits « fragiles ». Avant le débat présidé par Monsieur Degomme de l’International Centre for Reproductive Health, Monsieur Ronse de la DGD a présenté les défis que posent la santé et les droits sexuels et reproductifs en tant que thèmes transversaux dans la Coopération au développement et a souligné que l’appui aux systèmes de santé et l’éducation restent les leviers principaux pour faire baisser la mortalité maternelle, les grossesses en bas âge et les avortements non sécurisés ; Madame Depoortere a fait un bref rappel des principaux résultats de l’étudeNo label found for: as_externallink.alttag récente faite par l’Institut de Médecine Tropicale, sur la politique et la mise en œuvre de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la Coopération belge au Développement.

La discussion a soulevé le rôle et les obligations de l’Etat et comment un bailleur de fonds institutionnel comme la Belgique peut aborder ces thèmes dans les pays partenaires ; le dialogue politique est un outil essentiel à cet égard. Une deuxième conclusion importante était sur l’attention particulière qui doit aller aux adolescents (groupe d’âge de 10 à 24 ans), pour qui il existe un vrai gap en ce qui concerne l’accès à l’éducation sexuelle et aux soins de santé reproductifs. 

Cette journée s’est conclue par un mot de Madame Gigante au nom du Ministre de la Coopération au Développement Labille. Par cette intervention, elle a rappelé que « la santé pour tous et la couverture universelle des soins de santé, constituent des facteurs essentiels de développement de l’individu, et de la société dans son ensemble ». Pour le Ministre, de nombreux partenaires de qualité contribuent chaque jour à un accès solidaire aux soins de santé pour tous et à des conditions de vie plus saines. Ils renforcent ainsi notamment la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les maladies. Les priorités qui ressortent du rapport pour la Commission Population et Développement sont donc également des priorités pour notre coopération au développement » c’est-à-dire « la lutte contre les violences contre les femmes et les filles et les discriminations en matière de sexualité et de reproduction ».