Didier Reynders conclut la Conférence sur la prévention des génocides à Bruxelles aujourd'hui

Date: 02 avril 2014

BRUXELLES, 1 avril 2014 - A l'initiative du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, une conférence internationale a été organisée à Bruxelles le 31 mars et le 1 avril 2014 pour trouver les moyens de débarrasser l'humanité du fléau des génocides. Le génocide constitue la plus grave violation du droit international humanitaire et des droits humains. Cette conférence a été organisée en coopération avec l'Union africaine, l'Union européenne et l'Organisation des Nations Unies.

Plus de 500 participants représentant 125 États, organisations régionales et internationales, ainsi que des académiques, des experts juridiques, des représentants de la société civile et des parlementaires se sont entendus sur des éléments de fond et des mesures opérationnelles pour aller au-delà du slogan "plus jamais ça", pour éviter la spirale menant à des atrocités de masse .

Dans sa déclaration de clôture, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré : « C’est par nos efforts de prévention et de protection que nous honorons davantage les victimes. Nous avons progressé dans l’exécution de ces responsabilités. L’ONU s’est elle-même engagée dans un examen de conscience sur la manière dont elle traitait ces questions. » Il a rappelé que c’est en premier lieu aux gouvernements qu’il appartient de prendre leurs responsabilités fondamentales. A défaut, c’est la communauté des Nations qui doit intervenir.

Résumant la conférence, le ministre Reynders a déclaré que les participants ont souligné leur ferme détermination à :

  • devenir Parties aux instruments juridiques internationaux, notamment la Convention des Nations Unies de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide et le Statut de Rome ;
  • mettre en œuvre la Responsabilité de Protéger ;
  • promouvoir et protéger les droits fondamentaux de toutes les populations, y compris les minorités, indépendamment de leur nationalité, origine ethnique, race ou religion ;
  • établir, en collaboration avec les Points focaux pour la Responsabilité de Protéger, les Points focaux nationaux sur la Prévention du Génocide, afin de surveiller l'information et d’informer les autorités nationales compétentes ;
  • prendre les mesures nécessaires pour prévenir le génocide, comme il est de leur obligation, y compris en portant de telles situations à l'attention du Conseil de sécurité.

Les conclusions de la présidence de la Conférence de Bruxelles sur la prévention du génocide sont disponibles sur www.genocideprevention.be/documentsNo label found for: as_externallink.alttag.