La santé et les droits sexuels et reproductifs : un agenda universel pour la réduction de la pauvreté et le développement durable

Date: 21 octobre 2013

Consultation bilatérale entre le gouvernement belge et le Fonds des Nations Unies pour la Population et le Développement (FNUAP)

“Il est temps pour la communauté internationale de réaffirmer son engagement envers la santé et les droits sexuels et reproductifs”. Ces mots ont introduit l’évènement qui s’est tenu aujourd’hui à Bruxelles sur le thème de la santé et des droits sexuels et reproductifs.

Cet évènement, organisé à l’occasion de la consultation bilatérale entre le gouvernement belge et le Fonds des Nations Unies pour la Population et le Développement (FNUAP), a été consacré au futur agenda concernant la santé et les droits sexuels et reproductifs ainsi que leur rôle au niveau de la réduction de la pauvreté et du développement durable. La discussion a porté sur l’importance de l’autonomisation des femmes et sur la nécessité de cibler les jeunes et les adolescents.

Alors que le monde  s’efforce de réduire  l’extrême pauvreté d’ici 2015, l’Objectif du Millénaire 5 (améliorer la santé maternelle et  réaliser l’accès universel à la santé reproductive et à la planification familiale) reste l’objectif qui progresse le moins parmi tous les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Dans le monde en développement, 222 millions de femmes qui souhaitent éviter ou espacer une grossesse n’ont pas accès à une méthode efficace de planification familiale.  En 2012, on estime à 80 millions le nombre de grossesses non desirées et parmi celles-ci 21,6 millions, pour la plupart dans les pays en développement, ont abouti à des avortements pratiqués dans de mauvaises conditions causant la mort de 47.000 femmes et adolescentes, ce qui constitue 13% de la mortalité maternelle. Les adolescentes sont particulièrement vulnérables. Elles ont moins de possibilité de faire le choix d’avoir un enfant ou non et elles ont plus difficilement accès à la  planification familiale. Globalement, il y a 6,1 millions de grossesses non désirées chaque année parmi les jeunes de 15 à 19 ans en Afrique ce qui aboutit à 1.400.000 avortements pratiqués dans des conditions peu sûres. La moitié des femmes qui décèdent des suites d’avortements pratiqués dans de mauvaises conditions sont des femmes de moins de 25 ans.

La Belgique est un partenaire important du FNUAP et appuie son mandat qui vise à réaliser un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli. Avec l’appui de la Belgique, le FNUAP vise à réaliser l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive (y compris au planning familial), promouvoir les droits reproductifs, réduire la mortalité maternelle et accélérer les progres des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Le FNUAP vise aussi à améliorer la vie des jeunes et des femmes en plaidant pour les droits humains, l’égalité des genres et en promouvant l’analyse de la dynamique de la population.

Le fait que la Belgique soit le 14ème donateur du FNUAP démontre l’importance que la Belgique attache à la santé et aux droits sexuels et reproductifs .La Belgique a ainsi octroyé une contribution de 6.000.000 EUR par an en 2012 et 2013 au FNUAP, principalement pour les ressources générales. Cette politique de financement des ressources générales pour les organisations multilatérales partenaires contribue à la prévisibilité et la stabilité du financement et augmente l’efficacité de l’aide.

La Belgique contribue aussi à un projet de “lutte contre les fistules  et promotion de la santé maternelle” au Burundi pour environ 400.000 EUR  par an pendant 3 ans. Tout récemment, un projet d’aide humanitaire de renforcement des capacités en matière de santé sexuelle et reproductive a été approuvé pour un montant de 500.000 EUR.

Plus tôt dans la journée, une délégation du FNUAP était arrivée à Bruxelles pour discuter du renforcement des relations entre la Belgique et le FNUAP. De telles consultations stratégiques sont organisées tous les deux ans.

La Belgique et le FNUAP continueront à plaider pour un agenda global et ambitieux pour la santé et les droits sexuels et reproductifs.

Consultation bilatérale entre le gouvernement belge et le Fonds des Nations Unies pour la Population et le Développement (FNUAP)