Antarctic Treaty Consultative Meeting: discours du Secrétaire d'état Philippe Courard

Date: 22 mai 2013

Intervention de Philippe COURARD,
Secrétaire d’Etat à la Politique scientifique
Séance inaugurale de l’ATCM
(Antarctic Treaty Consultative Meeting)
mercredi 22 mai, de 10 à 11h Palais d’Egmont

Monseigneur,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Vice-Premier Ministre,
Monsieur le Secrétaire d’Etat,
Messieurs les Président,
Dames en heren,
Ladies and Gentlemen,

In my capacity as State Secretary for Science Policy of the host country of the thirty sixth meeting of the Treaty. I am very pleased to welcome you all here on this occasion dedicated to Antarctica.

Let me first start by greeting His Highness Sovereign Prince Albert the second of Monaco. I would also like to welcome Sir Vladimir Galuska, The Vice Minister of Foreign Affairs of the Czech Republic whose country is officially applying to become Consultative Party to the Antarctic Treaty; for this we can only rejoice.

For nearly thirty years, Belgium has not had the honour of hosting a meeting like this, with such a noble goal: to protect the Antarctic continent.

Belgium can be proud of being one of the twelve founding members of the Antarctic Treaty. But our history in Antarctica goes back much further. The first Belgian Antarctic scientific discoveries date back to the nineteenth century. We owe them to one of our national heroes: Adrien de Gerlache. So I hope you will permit me a short moment of honour and respect to this Belgian sailor and his crew who were the first to spend a winter in Antarctica and to bring back essential scientific data.

And the Belgian Antarctic history does not stop there. It continued in the twentieth century, first with the King Baudouin Station and, more recently, thanks to the Princess Elisabeth Station.

Au niveau de la recherche scientifique, c’est en 1985 qu’a été initié un Programme pluriannuel de recherche en Antarctique au sein de la Politique Scientifique Fédérale belge. Ce Programme, financé et géré par mon département, assure un support continu à la recherche belge en Antarctique.

Et depuis 2012, la recherche en Antarctique s’inscrit également dans le nouveau programme-cadre "BRAIN", preuve que cette recherche reste l’une de nos grandes priorités. Les thématiques abordées sont les écosystèmes, la biodiversité, l’évolution, les géosystèmes, l’univers, le climat et la gestion des données et des collections.

Chaque année aujourd’hui, la Belgique, via la Politique scientifique, envoie entre 10 et 15 chercheurs par an en Antarctique. Pour mener des missions essentielles pour notre avenir à tous.

Ainsi, les carottes de glace que l’on collecte là-bas sont des archives climatiques importantes. En effet, la géologie polaire nous renseigne sur la formation des continents et sur les mouvements des glaciers qui impactent le niveau des océans. Il s’agit de thèmes proches du citoyen et cruciaux pour l’avenir de l’humanité.

Les recherches, menées par les scientifiques belges sur l’ensemble des processus observés sous, sur et dans la calotte glacière antarctique ainsi que dans l’océan environnant, conduisent à plus de certitudes quant aux changements climatiques. D’autres chercheurs concentrent leurs efforts sur l’étude de la biodiversité et des causes de sa diminution, ainsi que sur l’analyse des processus biologiques soumis à des conditions climatiques extrêmes.

Les activités de recherche belges se caractérisent par leur forte intégration dans les réseaux de recherche internationaux. Depuis 2009, année de la construction de la station Princess Elisabeth, la Belgique accueille des chercheurs d’autres pays qui se joignent aux campagnes organisées par la Politique scientifique fédérale. La coopération internationale existante est ainsi renforcée et élargie, dans l’esprit et la lettre du Traité sur l’Antarctique.

Mesdames, Messieurs,

J’espère que vous avez pu apprécier, lundi soir,  la visite au Musée des Sciences naturelles de Belgique, l’un des 10 établissements scientifiques fédéraux gérés par la Politique Scientifique fédérale belge.

En plus des recherches sur la biodiversité marine en Antarctique, ce musée héberge la Plateforme de Biodiversité et accueille la collection importante de météorites provenant des Montagnes Sør Rondane en Antarctique. Vous avez certainement admiré notre dernière "prise": la météorite de 18 kg, ramenée par l’équipe de recherche belgo-japonaise au début de cette année.

Je ne conclurai pas sans rappeler l’importance de traités comme celui qui nous lie depuis 1959. S’il a été conclu, c’est parce que l’ex "terra incognita" qu’est l’Antarctique fut l’objet de tensions diplomatiques à la fin de la deuxième guerre mondiale, attisées par des revendications territoriales.

Grâce au Traité Antarctique, ce temps est plus que révolu: l’heure est, depuis, à une collaboration entre toutes les nations présentes. Pour ma part, je suis favorable à un développement continu et intense de cette collaboration, qu’elle s’applique tant aux infrastructures, qu’à la logistique et à la recherche. Je suis convaincu que les discussions et décisions prises pendant cette réunion annuelle iront en ce sens.

C’est en tous cas ce que la Belgique, membre fondateur plaidera.

Ik dank u voor uw aandacht. Bonne réunion à toutes et tous. And enjoy your stay in our country.