L’Assemblée générale de l'ONU se penche sur le programme de développement après-2015

Date: 25 septembre 2012

Présent à l'Assemblée générale de l'ONU, le Ministre de la Coopération au Développement Paul Magnette a assisté à un événement de haut niveau sur l’agenda pour le développement après-2015. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) se terminent en effet en 2015. Il faut donc s'atteler à la mise en œuvre du prochain programme et fixer de nouveaux objectifs. Suite aux décisions prises à Rio et notamment la définition des objectifs de développement durable (ODD) la Belgique souhaite déterminer un set unique d’objectifs. À cet égard, la réunion fut l'occasion d'un premier échange entre plusieurs responsables politiques (notamment Helen Clark du PNUD, la Conseillère spéciale du Secrétaire général Amina Mohammed, le Premier Ministre japonais, le Commissaire européen au développement Andris Piebalgs, le Vice-président de la Banque mondiale), et un large public composé d'acteurs de terrain et de la société civile.

Les huit OMD, construits autour de valeurs fondamentales telles que la liberté, l'égalité, la solidarité, la tolérance, le respect de la nature et la responsabilité partagée, ont acquis de nombreux partisans auprès du grand public. Ils ont prouvé leur utilité et leur valeur, et le Ministre Magnette plaide donc pour la continuation du travail en ce sens et pour le maintien de la Déclaration du Millénaire comme fondement principal. Toutefois, le nouveau régime devrait, selon lui, accorder une plus grande attention à certaines questions telles que la protection sociale et l’environnement. Paul Magnette: "Il ne peut y avoir de paix et de sécurité sans croissance économique et durable et progrès social. Plusieurs éléments manquants identifiés à Rio, tels que des emplois décents, la protection sociale, la durabilité environnementale et l'accès à l'énergie devront être inclus dans le programme de développement après-2015."

Le Ministre belge de la coopération au développement a insisté sur l'importance de prendre en compte les vulnérabilités spécifiques des pays les moins avancés dans la réflexion pour l’après-2015.