La participation belge à la libération de la Libye

Libya

En cette fin août, la bataille de Tripoli fait rage. Ce soulèvement populaire libyen nous permet d’espérer la fin de la violence que le régime Muammar Khadafi inflige à sa population. Ce régime avait perdu toute légitimité, comme en témoigne la décision du Tribunal pénal international de délivrer un mandat d’arrêt contre Khadafi, son fils Saif al-Islam et Abdullah al-Sanussi, pour crimes contre l’humanité.

Tout le mérite en revient à la population libyenne qui, après 42 années, a mis un terme à la répression exercée par le régime Jamahiriya de Khadafi. Elle a pu compter sur le soutien de la communauté internationale, notamment de l’Union européenne, qui a systématiquement intensifié la pression économique et politique sur le régime. Dans le cadre de l’opération de l’OTAN Operation Unified Protector mandatée par le Conseil de Sécurité des Nations unies, la Belgique a activement collaboré à la protection de la population civile qui est toujours la première victime d’un conflit armé.

Ainsi, le détachement aérien belge a contribué à l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye (à l’exception des vols humanitaires) avec six avions de chasse F-16. La mission du détachement consistait aussi à soutenir les opérations de l’OTAN lorsqu’elles avaient pour but de neutraliser des défenses anti-aériennes ou des unités libyennes qui menaçaient la population civile ou des zones habitées. Nos interventions ont également étaient très utiles aux forces rebelles puisque des frappes ciblées ont permis de couper les canaux de communication et de commandement du régime de Khadafi. Entre le mois de mars et le début de la bataille de Tripoli, nos F-16 ont largué 365 bombes et touché 97 % de leurs objectifs.

Désormais, c’est le peuple libyen qui, le premier, doit enclencher le processus de réforme. La Belgique en a appelé aux représentants légitimes de la population libyenne pour qu’ils prennent maintenant leurs responsabilités, qu’ils fassent preuve de leadership, qu’ils s’expriment d’une seule voix et qu’ils créent les conditions adéquates à la mise en œuvre du processus de transition. 

La Belgique s’engage pour la paix

La Belgique a annoncé qu’elle apportera, aux côtés de ses alliés, sa contribution à la transition en Libye, sous l’impulsion des Nations unies. Ainsi, le comité ministériel restreint a déjà pris plusieurs décisions :

La Belgique prend les mesures nécessaires pour rouvrir dès que possible son ambassade à Tripoli, en tenant compte de l'évolution de la situation sécuritaire à Tripoli. La Belgique veut ainsi souligner l'importance de bonnes relations diplomatiques avec la Libye.

La Belgique prépare les étapes nécessaires au dégel (via une décision du Comité des sanctions des Nations unies et en accord avec la résolution du Conseil de Sécurité 1970) de 100 millions d’euros d'avoirs libyens. Ces fonds dégelés seront utilisés à des fins humanitaires.

Enfin, la Belgique libérera 6 millions d’euros pour la reconstruction de la Libye. 2,6 millions d’euros ont déjà été consacré à l’assistance aux réfugiés fuyant les combats et la répression en Libye, sur les budgets de la Coopération. Le Ministre Olivier Chastel est prêt à libérer un nouveau montant de 3 millions d’euros pour le soutien à la transition démocratique, dans le cadre d’une approche régionale liée au printemps arabe. Le Ministre Vanackere est, quant à lui, disposé à mettre à disposition environ 250.000 d’euros sur le budget de la diplomatie préventive.

Si nécessaire, la Belgique est également disposée à envoyer une équipe DVI (Disaster Victim Identification) pour aider les Libyens à l’identification des nombreuses victimes civiles des combats.

http://diplomatie.belgium.beNo label found for: as_externallink.alttag