Discours d'ouverture de M. Moors à l'occasion de la Réunion du Comité spécial des Partenaires

Date: 31 mai 2012

S.E. le Ministre de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation,
S.E. l’Ambassadeur du Royaume de Belgique,
Monsieur le Président du Comité des Partenaires,
Mesdames, Messieurs les Hauts Cadres des Ministères techniques,
Monsieur le Représentant Résident de la CTB,
Messieurs les attachés de la coopération au développement,
Messieurs les représentants de la CTB,
Mesdames,
Messieurs,

C’est un réel plaisir pour moi de participer à cette réunion spéciale du comité des partenaires. La Belgique se réjouit des bonnes relations avec le Burundi en général et en matière de coopération en particulier. La Belgique continue à faire des efforts pour soutenir le Burundi dans son développement, malgré le contexte difficile de la crise économique et financière qui frappe l’Europe. Cette crise nous oblige à réduire les dépenses de l’Etat. Le budget de la coopération au développement belge n'échappe pas à ces restrictions budgétaires.

La Belgique soutient le Burundi dans des reformes courageuses comme par exemple dans le secteur de la santé, dans le secteur de l’éducation, dans la réforme de l’administration, dans la modernisation de l’agriculture.

La Belgique continue à aider le Burundi en ce qui concerne l’efficacité de l’aide par son appui à la coordination au niveau central et au niveau de la concertation sectorielle par son rôle comme chef de file dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Une réunion spéciale du comité des partenaires est toujours un point important dans l’évolution d’un programme indicatif de développement. Il s’agit de faire le constat de l’état d’avancement des activités programmées et de prendre des décisions parfois importantes pour résoudre certains problèmes qui entravent le bon déroulement de notre coopération bilatérale.

La réunion que nous entamons aujourd’hui est encore plus importante que toutes les réunions précédentes, parce qu’elle devra étudier un élément supplémentaire particulier,  notamment l’évaluation des critères liés à la libération d'une tranche supplémentaire de 50 millions d'euros. Cette tranche était prévue dans le Programme Indicatif de Coopération 2009-2013, en supplément aux 150 millions d'euros déjà inscrit dans son budget. Notre réunion d'aujourd'hui devrait me permettre de formuler une proposition au Ministre belge de la Coopération au Développement qui prendra ensuite une décision sur l'octroi de la tranche incitative.

Cette libération éventuelle de 50 millions d'euros supplémentaires est liée à l’adoption d’une stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, ainsi qu'au début de sa mise en œuvre. En commun accord avec notre partenaire burundais, nous avions jugé que la tenue d’une réunion vers la fin de l’année 2011, tel qu’il avait été prévu, n’était pas opportune, puisque la stratégie de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption n’avait pas encore été adoptée. Aujourd’hui, cinq mois après la promulgation de cette stratégie, nous nous réunissons pour évaluer ensemble si le Burundi a réellement démarré les activités prévues dans la stratégie.

A cet égard, je salue les succès obtenus par l'Office burundais des Recettes. La performance de l'OBR est en effet un indicateur de la détermination du Gouvernement burundais a mettre en oeuvre la Stratégie nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption.

Nous sommes conscients, que cette période de cinq mois entre l'approbation de cette stratégie et notre réunion d'évaluation n’est pas très longue. par conséquent, les effets de la mise en œuvre ne sont certainement pas encore très visibles. Mais je suis convaincu que nous disposons de suffisamment d'éléments pour évaluer le critère clairement énoncé lors de la Commission mixte, à savoir l'approbation et le début de mise en œuvre.

Il est important pour l’opinion publique de comprendre que cette stratégie nationale de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption doit aboutir à une meilleure gestion de l’Etat et doit résulter en une réduction drastique une de la corruption. Il s'agit sans doute d'un travail de longue haleine qui ne se réalise pas en quelques mois. Toutefois, il est important que, plus que deux ans après la Commission mixte d'octobre 2009, le Burundi finalise sa stratégie et qu’il commence avec son application. Les deux Parties se sont convenues lors de la Commission mixte que la Bonne Gouvernance est un thème très important pour notre collaboration et ceci se traduit dans un suivi permanent de la bonne gestion dans tous nos activités de coopération.

Je voudrais remercier tous celles et ceux, dans tous les ministères concernés, qui ont contribué à la mise en place de mesures qui renforcent cette bonne gouvernance et nous les encourageons à continuer leurs efforts.

Je remercie également l’équipe qui a préparé le rapport d’avancement des activités de notre coopération et en particulier l’équipe de notre partenaire burundais qui a rédigé le rapport d’avancement de la mise en œuvre de la stratégie de la bonne gouvernance ce qui nous a permis de nous réunir aujourd’hui.

Je vous remercie.