Coopération universitaire : libération du dernier tiers budgétaire

Date: 12 juillet 2013

Ce vendredi, le Conseil des Ministres a décidé de libérer le tiers restant du budget consacré au financement des projets menés par les universités en matière de Coopération.

Dans le cadre de la Coopération au développement, les universités belges entreprennent une série de projets visant à venir en aide aux pays en voie de développement.

Depuis plusieurs années, se pose la question de qui de l’entité fédérale ou fédérée sera chargée du financement de ces projets. Ce faisant, cette discussion s’inscrit dans la négociation plus large des compétences dites « usurpées ». Et se traduit par la difficulté pour les universités de procéder à la mise en œuvre de leurs projets de coopération dès lors qu’elles demeurent dans l’incertitude de leur financement. 

Lors d’une rencontre en février dernier, le Ministre de la Coopération au Développement, Jean-Pascal Labille, avait fait part aux représentants universitaires de sa volonté de leur apporter dans les plus brefs délais des réponses claires et précises quant à la hauteur de leur financement futur et l’avenir de leurs projets de coopération. 

C’est ainsi qu’en mai dernier, le Gouvernement s’accordait sur le financement d’une série de projets menés par les universités en matière de Coopération et ce, à hauteur de 67% des crédits prévus en 2013, le tiers restant étant soumis à l’ajustement budgétaire et aux discussions avec les entités fédérées relatives à la prise en charge des compétences usurpées. 

Dès lors que les accords ont été engrangés tant sur l’ajustement que sur la répartition entre le fédéral et les entités fédérées des efforts budgétaires, le Conseil des Ministres, sur proposition de Jean-Pascal Labille, a décidé de libérer les 33% restants du budget consacré à la coopération universitaire, soit 24 millions d’euros. 

Pour Jean-Pascal Labille, c’est une décision importante car elle relève à la fois d’une question de crédibilité de la Belgique, mais aussi d’une question de cohérence interne des actions de la coopération belge au développement. Les universités ont pris des engagements qu’il convient d’honorer au profit des populations auxquelles elles viennent en aide.